Recherche

Développer une politique de recherche concertée

Préserver le Crédit d’impôt recherche et développer les partenariats public/privé

> Préserver le CIR

Les effets du CIR ont été positifs dès 2010 sur le renforcement de la recherche publique et privée en France, avec un effet indéniable sur les décisions de localisation et de relocalisation des centres de R&D.

Ipsen a ainsi décidé en 2011 de fermer son centre de recherche de Barcelone pour relocaliser ses activités de R&D aux Ulis (Essonne) et à Dreux (Eure-et-Loir).

À l’échelle mondiale, la concurrence pour l’implantation des centres de R&D est forte et l’intérêt stratégique des entreprises est désormais plutôt d’investir dans les pays émergents afin de bénéficier de leurs capacités de recherche et de cibler les investissements sur les marchés en croissance.

Le CIR perçu par les entreprises du G5 santé représente 276 millions d’euros, soit environ 11 % de leurs dépenses de R&D en France.
Ainsi, les entreprises du G5 santé ont notamment pu réaliser les investissements suivants :

Ipsen à Dreux (pôle mondial de développement pharmaceutique) ;
Pierre Fabre : Cancéropôle de Toulouse, centres de biotechnologie de Saint-Julienen-Genevois;
Mabgène-LFB à Alès ;
bioMérieux à Marcy-l’Étoile avec plusieurs structures de recherche : « laboratoire du futur », laboratoire « point of care » et laboratoire sur les applications industrielles ;
Sanofi : le site de Toulouse accueille la chimiothèque centrale, qui regroupe l’ensemble du patrimoine moléculaire du groupe.
Le dispositif donne de premiers résultats encourageants, surtout en période de crise, comme l’ont montré tous les rapports officiels disponibles. Il pourrait être amélioré à la marge, mais il faut lui laisser le temps de déployer ses effets, car la R&D est une activité de long terme. Le CIR mérite d’être affiné,
mais il convient surtout de préserver cet outil reconnu par tous et dont l’efficacité repose sur la pérennité. Une incitation efficace reste indispensable pour attirer comme pour garder la recherche privée en France.

 

Développer des partenariats forts

Le G5 santé appelle également à encourager les partenariats public-privé et les partenariats entre jeunes pousses et grandes entreprises.
Les pôles de compétitivité de santé ont à ce titre un rôle structurant majeur, qui peut être amélioré pour faciliter les partenariats public/privé et privé/privé, par la coordination globale des pôles santé et la simplification du fonctionnement interpôles, particulièrement avec les pôles consacrésaux TIC.

La prolongation dans la pratique des dispositions du mandataire unique mise en place dans le décret du 9 juin 2009 simplifierait également les partenariats. Il serait également judicieux de faire de l’Ariis un acteur essentiel du pilotage des partenariats public/privé, aux côtés de l’Aviesan.

 

Permettre aux industries de santé de maintenir une R&D de haut niveau

Le G5 santé invite les différents organismes de recherche publique à se doter de priorités partagées, à travers une politique de recherche claire et lisible en sciences de la vie, au moyen d’une stratégie pluriannuelle inscrite sur une feuille de route, établie en concertation avec les acteurs des industries
de santé.

Cette stratégie concertée gagnerait à bénéficier d’outils de pilotage pour s’assurer la mise en oeuvre de la politique de recherche, notamment en termes d’allocation de ressources. Dotée de tels outils, elle
contribuerait à professionnaliser les services de valorisation des organismes publics de recherche.

Le renforcement ciblé des moyens des acteurs de la R&D publique en sciences de la vie pourrait s’effectuer sur la base de programmes présidentiels d’envergure à l’image du Plan cancer ou du Plan Alzheimer.

Enfin, il conviendrait de renforcer l’implication de la France, au travers de l’Ariis, dans les programmes de recherche européens dans les sciences de la vie, notamment le 7e Programme commun de
recherche et développement (PCRD) de l’Union européenne et l’Initiative pour le médicament innovant (Imi).

 

Laboratoire Ipsen ChinaLe G5 santé est un acteur fortement engagé au service de l’excellence de la R&D en France

Malgré la concurrence internationale très vive, les membres du G5 santé ont continué à privilégier la France, à investir dans l’Hexagone, à y relocaliser des centres de R&D, à préserver l’emploi dans les territoires autant que possible. Le G5 santé emploie plus de 13 000 personnes en recherche en France.

L’effort de R&D du G5 santé représente en 2008 2,5 milliards d’euros, ce qui représente environ 30 % de la dépense française totale de R&D publique et privée en sciences du vivant.

 

Les entreprises du G5 ont jusqu’à présent apporté un soutien constructif aux pouvoirs publics.

Les entreprises du G5 ont largement contribué aux succès des réformes engagées depuis plusieurs années, qu’elles concernent la recherche ou l’enseignement supérieur,: réforme de la recherche publique, loi LRU, investissements d’avenir (IHU, IRT…)

Elles ont apporté un soutien financier à de multiples projets du gouvernement : pôles de compétitivité, cancéropôles, fondations de coopération scientifique comme la Fondation Alzheimer, Fonds Innobio…

Les entreprises du G5 santé sont des acteurs majeurs des partenariats de recherche. Dans le contexte actuel, il est important de ne pas casser la dynamique de développement des partenariats public privé que le G5 santé a contribué à créer. Le G5 santé attire l’attention sur les risques d’affaiblir la recherche française et les partenariats

Renforcer le Ministère de la Recherche

Il est important que le ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur soit associé aux nombreuses réformes de la politique des produits de santé.  Il apporte une vision prospective et est concerné sur des points majeurs : renforcement de la recherche et de la formation en toxicologie et pharmaco-épidémiologie, parents pauvres de la recherche biomédicale, développement de la pharmacogénomique et des biomarqueurs de sécurité…

 

Marc de GaridelRenforcer l’excellence de la recherche biomédicale française et la compétitivité de la France en R&D

A l’échelle mondiale, peu de pays disposent des expertises et des savoir-faire leur permettant de jouer un rôle de premier plan dans cette évolution de la médecine.

Cependant, au sein de ce cercle de pays, la concurrence est extrêmement vive. De surcroît, les nouveaux acteurs que sont les pays émergents investissent fortement en sciences du vivant et en santé pour rattraper les leaders traditionnels, soutenant ainsi la naissance d’un secteur industriel compétitif, comme l’ont toujours fait les pays essentiellement anglo-saxons qui disposent d’entreprises de rang mondial. Tous les maillons de la chaîne sont soumis à une concurrence accrue, la recherche est totalement mondialisée.

Or, la place de la France en recherche clinique recule.

Marc de Garidel, Président du G5 :

«  Je souhaite structurer notre discours sur l’innovation afin de renforcer encore la capacité de la France à se positionner comme un territoire clé en termes de R&D et de production des solutions de santé de demain. Je suis convaincu que le G5 doit jouer un rôle dans le développement et la mise à disposition des médecins et des patients de nouveaux outils. A cet égard, les perspectives ouvertes par les progrès technologiques et scientifiques sont considérables et il nous appartient de veiller à ce que notre pays figure parmi les principaux pôles de développement de la médecine personnalisée, des thérapies géniques, cellulaires et tissulaires, ou encore des nouveaux services innovants comme la disponibilité des tests diagnostics couplés aux traitements sur le lieu même des soins. Cette évolution rapide de la médecine vers des solutions globales de prise en charge des patients est au cœur du futur des industries de santé. »

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